LE JÉSUS HISTORIQUE,

JÉSUS DANS LES ÉCRITS DE FLAVIUS JOSÈPHE,

ET AUTRES DÉCOUVERTES

SUR LA FAMILLE ET SUR L’ENTOURAGE DE JÉSUS

 

 

Image extraite de « l’évangile selon le monde »

 

QUELQUES ÉLÉMENTS SUR LA VIE DE JÉSUS :

Jésus est né en Palestine aux alentours de ce qui deviendra l’an I de notre calendrier. Le pays est alors occupé par l’Empire Romain, et agité par l’espérance de la venue du « messie », le « christ » en grec, c’est-à-dire littéralement « celui qui sera oint de Dieu », et annoncé par les prophètes de la Bible : certains courants en Palestine espéraient qu’il les aiderait à être libérés de la domination étrangère ; d’autres qu’il précipiterait la chute du pouvoir du Temple, jugé hypocrite ou corrompu ; d’autres enfin, dans le peuple, attendaient celui qui les consolerait de leurs souffrances et de leur exclusion : les pécheurs, les malades, les étrangers étaient en effet considérés comme impurs.

Des « évangiles », ces textes qui ont raconté la vie de Jésus quelques décennies après les faits, ont décrit les circonstances de sa naissance et évoqué ses jeunes années passées en exil en Égypte avec son père Joseph et sa mère Marie, avant qu’ils ne reviennent en Judée et en Galilée. Vers l’âge de 30 ans, il rencontre Jean, qui le baptise sur les rives du Jourdain et reconnaît en lui le messie tant attendu. Dès lors Jésus se met à parcourir le pays. Alors que les anciennes religions ne visaient que le seul bonheur matériel au prix de comportements hypocrites et de riches offrandes, Jésus adresse un tout autre message et prône une tout autre existence dirigée vers la vie éternelle dans le royaume des Cieux, ouverte à tous ceux qui croient et se tournent vers Dieu, hommes ou femmes, riches ou pauvres, malades ou bien portants. Et lui-même parle à tous, ce que lui reprocheront ses détracteurs, utilisant souvent un langage imagé et des paraboles, que l’on peut lire encore au fil des évangiles.

Pendant trois ans Jésus sillonne ainsi les campagnes, multipliant les prédications et les guérisons miraculeuses, entouré de disciples et suivi par des foules nombreuses. Mais son succès entraîne aussi la méfiance puis l’inquiétude des autorités religieuses. Lorsque Jésus décide de prêcher à Jérusalem, il annonce à ses disciples, en mots à peine couverts, ce qui lui arrive en effet assez vite : il est arrêté, jugé pour agitation politique et ainsi condamné à mort par le gouverneur romain Ponce Pilate. Jésus est crucifié vers l’an 30, puis enseveli.

 

 

Quelques jours plus tard cependant, des disciples le rencontrent, puis d’autres encore, puis tous ensemble. Ils sont alors convaincus que Jésus est ressuscité et, après qu’il monte au ciel, le Saint Esprit descend sur eux, qui leur permet de s’adresser à tous, de prêcher et de guérir à leur tour comme le faisait Jésus. Les disciples se mettent alors à parcourir toutes les régions du pourtour méditerranéen et du monde entier, en proclamant « la bonne nouvelle » : Jésus est bien le Messie annoncé par les prophéties qui se sont toutes réalisées, celles évoquant un messie souffrant, partageant l’existence de tous les êtres humains ; celles prédisant la venue du Fils de Dieu, son action de libération des hommes et son règne dans les Cieux ; celles prédisant la chute du Temple et une nouvelle ère. Et en effet le Temple, puis la ville de Jérusalem, seront totalement détruits quelques décennies après la mort de Jésus, et même la grande Rome un peu plus tard, qui deviendra l’un des symboles les plus clairs de l’installation du christianisme dans tout l’ancien empire et bien au-delà.

 

 

Bien que souvent pourchassés et martyrisés, les disciples sont à l’origine des évangiles, des premiers textes fondateurs et de l’essor de cette nouvelle religion qu’on appelle le « christianisme », avec la communauté de ses fidèles qu’on appelle « l’église » (du grec signifiant « assemblée »). Celle-ci a vu naître au fil des siècles de nombreuses ramifications (catholiques, orthodoxes, protestants…) et de nombreux ordres religieux (dominicains, franciscains…) insistant sur des notions ou sur des œuvres particulières, mais tous unis cependant autour des mêmes idées fondamentales. D’autres courants s’appuieront sur le message des prophètes de la Bible et de Jésus, notamment l’islam, qui considère Jésus comme un prophète majeur habité par le Saint Esprit et comme le Messie annoncé ; de même tous les humanistes qui continueront les œuvres des Chrétiens dans les pays où cette culture a été importante : ainsi notamment en ce qui concerne l’organisation de l’aide aux pauvres et aux malades, et bien sûr la promotion des messages de paix, de justice et de fraternité qui sont au cœur des évangiles.

 

L’HISTORICITÉ DE JÉSUS :

Jésus est l’objet d’innombrables ouvrages depuis, bien sûr, les évangiles et les textes saints, depuis les écrits de l’Antiquité opposant chrétiens et païens jusqu’à, aujourd’hui, des biographies qu’on ne compte plus.

 

La question de l’historicité de Jésus et des événements qui l’ont entouré n’est donc pas nouvelle. Mais pas tant que cela : par exemple elle n’était pas débattue dans le Talmud (écrits juifs des premiers siècles, au plus près donc des événements, et condamnant Jésus et ses partisans qui s’éloignaient d’eux) ni dans les écrits des Mandéens (partisans de Jean-Baptiste et condamnant aussi Jésus mais sans jamais nier son existence alors qu’ils étaient au plus près des lieux, de l’époque et des premiers chrétiens également), ni même dans les écrits des Païens (parmi lesquels les philosophes très brillants qui ont argumenté contre le christianisme, et qui étaient eux encore au plus près des sources, de l’époque et des premiers partisans de Jésus).  Curieusement, la thèse « mythiste », qui en fait un personnage totalement inventé pour des raisons politiques, n’a été développée qu’à partir des philosophes des Lumières et surtout d’auteurs du XIXème siècle. On ne la suit plus vraiment encore aujourd’hui, à part sur quelques sites internet : en effet, non seulement ces idées flirtent bien souvent avec certaines sectes et/ou avec la sphère « conspirationniste », mais surtout de nombreux textes, les travaux de nombreux chercheurs, et même des découvertes archéologiques, attestent de la réalité de lieux ou de personnages cités dans les évangiles. L’introduction de « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », librement téléchargeable en cliquant sur ce lien, en évoque beaucoup, éclairant notamment des appellations de Jésus par le Talmud, ces « bar Pentera » et autres, que l’on peine souvent à comprendre de façon convaincante mais que l’on peut saisir aujourd’hui. Il en est de même avec plusieurs indices qui semblent curieusement rapprocher le personnage de saint Jean, mais aussi Jésus lui-même, de la dynastie sacerdotale du Temple, éclairant de nombreux points obscurs, jeux de mots, traditions : voir l’introduction à ce même ouvrage. Celui-ci évoque également le curieux passage du célèbre philosophe juif contemporain de Jésus, Philon d’Alexandrie, qui décrit un homme du nom de « Carabas », moqué par la foule et vêtu comme un roi de pacotille. Cet épisode établit un lien curieux avec la Passion du Christ mais aussi avec le dénommé « Barabbas » libéré à la place de Jésus selon les évangiles et qu’on peut comprendre enfin, grâce à une explication de ce nom ou plutôt de ce surnom : voir là encore « l’évangile selon les prophètes et les mystiques ».

 

Pour le lire gratuitement cliquer ici.

 

 

 

Une fois ce nom compris, le passage évoqué dans le texte de Philon d’Alexandrie, relatant des faits qui ont suivi de quelques mois ou de quelques années à peine la période où l’on situe habituellement la Passion de Jésus, est donc peut-être « une référence à un événement représentatif des troubles politiques et de l’agitation répétée en Judée, et que les Alexandrins ont parodié, un événement historique qui s’est produit dans le monde juif quelques mois ou quelques années auparavant et qui avait fait du bruit jusqu’à Alexandrie : la Passion et la Crucifixion de Jésus. Une nouvelle preuve de l’historicité de ces événements, et peut-être celle que cherchaient les spécialistes, non suspectée d’interpolation chrétienne ultérieure : comme l’ont envisagé plusieurs historiens, un peu timidement et confusément à cause de leurs difficultés à relier le personnage du nom de « Carabas » avec Jésus, il apparaît que cette preuve était sous nos yeux depuis deux mille ans, dans un ouvrage d’un grand auteur contemporain des événements. Elle confirme plusieurs indices sur l’écho qu’aurait eu la crucifixion de Jésus, notamment ses conséquences sur le rappel de Ponce Pilate à Rome. Ajoutons que c’est ce même Agrippa qui était indirectement moqué par l’intermédiaire du pauvre « Carabas », et qui nomma comme grand prêtre à nouveau un membre de la famille Boethos après plusieurs années où elle avait été écartée de cette fonction, en même temps qu’elle a été écartée du pouvoir politique dont elle devait hériter après la mort d’Hérode le Grand. Or cette famille est possiblement liée à Jésus d’après ce qu’on a vu plus haut, c’est elle qui est revenue à la tête du Temple grâce au nouveau roi de Judée, et c’est en faisant allusion à la Passion de Jésus qu’Agrippa est moqué : tout cela semble très nettement confirmer ce que nous proposions au fil des pages précédentes. Ces différents éléments n’avaient jamais été reliés ainsi jusque-là, mais ils paraissent éclairer notablement plusieurs faits sur lesquels se penchaient les spécialistes sans parvenir à rassembler toutes les pièces du puzzle ; or tout semble concorder et permettre d’identifier la famille de Jésus (on y revient plus bas) en même temps que la rapprocher des événements politiques qui ont immédiatement suivi l’exécution de celui-ci, avec d’importants changements aussi bien à la tête du pouvoir romain en Judée, à la tête du pouvoir du Temple, et à la tête de la dynastie hérodienne.» (extrait de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »)

En parallèle à cela, on trouve également la trace de Jésus dans les écrits d’auteurs païens aussi bien que dans ceux d’opposants juifs ou mandéens par exemple, qui critiquent tous Jésus mais ne nient nullement sa réalité historique. Sans parler, bien sûr, de l’écho qu’a eu sa doctrine dès les premiers siècles de notre ère, avec l’éclosion d’innombrables courants religieux qui s’y sont référés.

Image extraite de « l’évangile selon le monde »

 

Au final, reste seulement la curieuse absence de Jésus dans les écrits de l’historien juif du Ier siècle, Flavius Josèphe. Le paragraphe suivant éclaire notablement ce problème.

 

 

UNE EXPLICATION À L’ABSENCE APPARENTE DE JÉSUS

DANS LES ÉCRITS DE FLAVIUS JOSÈPHE, POSSIBLES DÉCOUVERTES CONCERNANT LE NOM ET LA FAMILLE DE JÉSUS :

 

Le célèbre historien a écrit notamment « les Antiquités Judaïques » et « la Guerre des Juifs ». Ces ouvrages relatent en détails les événements qui ont secoué la Judée avant, pendant et après la période où l’on situe la vie de Jésus. Or aucun auteur des deux premiers siècles ne s’appuie sur ces textes très importants et très précis pour évoquer le Christ, ni en bien ni en mal. Pas de trace de Jésus, hormis quelques allusions et un passage qu’on tient pour une interpolation chrétienne qui ne semble apparue que dans les copies qui nous sont été transmises et qui datent du Moyen-Âge. Voici ce qu’on peut en dire :

« Beaucoup ont déjà parlé du passage concernant Jésus dans « les Antiquités Judaïques » et qu’on appelle « Testimonium flavianum ». Il en existe plusieurs versions assez proches de ceci :

« En ce temps-là paraît Jésus, un homme sage, [si toutefois il faut l'appeler un homme, car] ; c'était un faiseur de prodiges, un maître des gens qui recevaient avec joie la vérité. Il entraîna beaucoup de Judéens et aussi beaucoup de Grecs ; [Celui-là était le Christ.] Et quand Pilate, sur la dénonciation des premiers parmi nous le condamna à la croix, ceux qui l'avaient aimé précédemment ne cessèrent pas. [Car il leur apparut le troisième jour, vivant à nouveau ; les prophètes divins avaient dit ces choses et dix mille autres merveilles à son sujet.] Jusqu'à maintenant encore, le groupe des chrétiens [ainsi nommé après lui] n'a pas disparu. »

 

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Flavius Josèphe et le Testimonium et son commentaire dans une réédition de 1631 de la traduction en français de Gilbert Génébrard.

 

Des amateurs friands de sensationnalisme, comme des chercheurs très sérieux, se sont penchés sur ce passage et s’y penchent encore. Trois théories s’opposent : l’authenticité complète, l’interpolation complète par des auteurs chrétiens, et enfin l’interpolation partielle, qui imagine un remaniement chrétien sur une base de quelques lignes qui auraient bien évoqué Jésus. C’est cette dernière vision des choses qui fait de plus en plus consensus. Les deux premières idées venant à l’esprit, l’interpolation complète et l’authenticité complète, posent en effet de sérieux problèmes : Flavius Josèphe était un admirateur des thérapeutes et des esséniens, auprès desquels il a été formé, mais n’était pas chrétien ; il était même aux ordres du pouvoir et employait toujours les mots les plus durs à l’encontre des fauteurs de troubles, qu’il appelle aussi bien « galiléens » que « brigands » ; de plus des termes tels que « Christ » et « chrétien » ressemblent à des anachronismes, puisque certainement apparus plus tard, quand la nouvelle religion s’est répandue dans le monde grec. Quant à l’interpolation totale, elle est tout aussi improbable : même si l’on ne croit pas au rôle éminent de Jésus, il est impossible que Flavius Josèphe ait totalement passé sous silence à la fois le personnage et tout ce qui le concerne, malgré les preuves de l’existence de ses proches, de ses fidèles, malgré l’écho qu’a eu son exécution jusqu’à Alexandrie comme on l’a vu dans une note précédente (voir l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », librement téléchargeable en cliquant sur ce lien), malgré les courants religieux multiples qui sont nés de son message dès le Ier siècle (les futurs « chrétiens » issus du courant principal mais aussi les ébionites, les elkasaïtes etc), et malgré les multiples références à son parcours et à sa famille dans le Talmud, qui y était pourtant farouchement opposé…

Certains ont aussi proposé l’idée selon laquelle le passage concernant un « égyptien » qui aurait tenté de prendre d’assaut le Temple avec une poignée de fidèles, et dont parlent aussi les Actes des Apôtres, serait une référence à Jésus. Or il ne rend pas compte du tout du reste de son ministère, de sa doctrine, qui a eu les échos qu’on a déjà rappelés plus haut ; de plus les dates ne correspondent pas : le parcours de « l’Égyptien » est beaucoup plus tardif et n’a pas pu être déplacé plus loin dans le récit car cela nécessiterait le remaniement de deux textes de Flavius Josèphe où il en est question et non pas d’un seul, en plus de celui des Actes des Apôtres qui y fait référence aussi et qui est rattaché à la même période, et tout cela en plus de l’interpolation du Testimonium flavianum, et surtout sans qu’aucun des auteurs du début de notre ère ne l’ait remarqué : ni les païens qui ont écrit dessus, ni les chrétiens appartenant pourtant à des courants différents, certains prônant une divinité totale de Jésus, certains la niant etc. De surcroît, si l’on ajoute aux passages concernant « l’égyptien » ne serait-ce que le nom de Jésus, ou quelques éléments à peine (quelques lignes sur sa famille, ou évoquant la crucifixion par exemple), on y reconnaîtrait aussitôt le Jésus des évangiles : impossible alors qu’aucun auteur des premiers siècles ne l’ait fait, ni un chrétien heurté, ni un opposant juif, ni un des polémistes païens pourtant prompts à la critique et rompus à l’art de l’argumentaire, comme on le constate dans leurs écrits contre les chrétiens. Rien de tout cela pendant les deux ou trois premiers siècles de notre ère… Selon moi, il faut donc nécessairement que les écrits de Flavius Josèphe aient initialement contenu:

- Un authentique passage sur Jésus, sans doute plutôt négatif vis-à-vis de celui-ci, mais surtout dans un style assez proche de ce qu’on trouve dans le Talmud, de manière que peu de lecteurs, notamment des critiques qui se seraient fait une joie de citer le texte, n’y reconnaissent formellement Jésus avant que le texte ne soit transformé en la célèbre interpolation chrétienne. De surcroît il doit permettre de comprendre pourquoi il ne valait même pas la peine de nommer « l’égyptien » après lui. On peut donc imaginer quelque chose comme :

« En ces années un autre personnage porta aux Juifs un coup encore plus funeste. C’est le dénommé Yeshou bar Panthera ou bar Cantheras, issu de la famille des Boethos (voir l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », librement téléchargeable en cliquant sur ce lien) éloignée du pouvoir après la mort d’Hérode alors qu’elle pouvait en hériter par Mariamne, troisième femme d’Hérode et fille du grand prêtre Simon Boethos. Il avait été donné divers autres surnoms à cet homme, par les siens ou par ses ennemis : on l’appelait aussi bar Sabas (voir le même ouvrage, qui explique cela), ou tout simplement l’Égyptien, puisque sa famille et lui-même sont venus de ce pays. Il y a peut-être appris la science de la magie, grâce à laquelle il sema un tel trouble en Judée qu’il fut finalement arrêté et exécuté. À moins qu’on ne doive seulement parler de ce qui parut être sa mort car, à plusieurs reprises plus tard, on vit réapparaître cet agitateur, ou sans doute plus exactement quelqu’un venant d’Égypte aussi et se faisant passer pour lui, afin de faire croire que, tel Elie, il était éternellement en vie. »

La référence à l’Égypte est importante à plusieurs égards : non seulement c’était une terre de magie et le mot d’« égyptien » était quasiment synonyme de « magicien » ; mais de plus tout ce qui se rapporte à l’Exode semble central dans les croyances des nazoréens, des baptistes, des samaritains, autrement dit de tous ceux qui seront investis dans les guerres juives et/ou proches du mouvement de Jésus. Plus haut, on a vu notamment (voir l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », librement téléchargeable en cliquant sur ce lien) l’importance de plusieurs éléments ramenant à Moïse, à Josué bien sûr, au lieu où celui-ci aurait franchi le Jourdain pour entrer en Terre Promise etc, sans même parler, bien sûr, de la prophétie d’Osée citée dans les évangiles : « d’Égypte j’ai rappelé mon fils » (Mt 2,15) que, pour la plupart de ces groupes, il fallait voir se réaliser. Après avoir été écartés du pouvoir, le retour des membres de la famille des Boethos pouvait être rapproché du retour d’Égypte, et d’une nouvelle conquête de la Terre Promise. Cette idée est d’autant plus crédible que la famille de Boethos était originaire… d’Alexandrie, ce qui expliquerait du même coup l’aura messianique qui lui était attachée (sachant que « Boethos » signifie « celui qui aide, celui qui apporte du secours », comme on l’a vu dans une note précédente : cf à nouveau l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », librement téléchargeable en cliquant sur ce lien), le possible surnom d’« égyptien » qualifiant au moins l’un de ses membres, et la fuite en Galilée et en Égypte de la famille de Jésus tandis que le danger les guettait. Même si cela pourrait être évidemment contesté, on ne peut pas exclure non plus la possibilité que Jésus soit né en réalité pendant cet exil, ou au moins que cette rumeur ait circulé ; on comprendrait alors d’autant mieux ce surnom d’« égyptien », en même temps que la raison pour laquelle les récits chrétiens l’auraient fait naître ailleurs, afin d’accomplir une autre prophétie et d’insister sur son lien avec David et avec la Judée ; et l’on comprendrait du même coup pourquoi ses ennemis auraient insisté sur ce fait, ou sur cette rumeur, pour mieux le discréditer.

- Bien plus loin, là où il se trouve encore, un paragraphe concernant « l’Égyptien », avec une introduction différente (dans un des deux textes peut-être seulement, sans doute plutôt celui des « Antiquités Judaïques » à cause du début du passage « C’est vers ce temps que… », tellement semblable à l’entame de la célèbre interpolation du « Testimonium flavianum » que cela en devient fort suspect : elle est possiblement apparue au même moment où l’on a revu le texte). Je pense qu’à l’origine se trouvait donc quelque chose comme :

« C’est alors que l’Égyptien de la famille Boethos revint à Jérusalem, ou plus exactement sans doute un de ses disciples se faisant passer pour lui, afin de faire croire à sa survie. Il disait qu’il était prophète… » etc.

Ce passage relaterait donc alors le parcours d’un réel imposteur se faisant passer pour Jésus, ou bien pour Elie précédemment incarné en Jésus et revenant encore, comme certains le pensaient possible d’après ce qu’on comprend de certains dialogues des évangiles. Cet « égyptien » n’aurait sévi que très brièvement, au cœur d’une période particulièrement troublée, lors du gouvernement de Festus autrement dit environ vingt ans après l’authentique exécution de Jésus ; cela correspondrait aussi bien à ce qu’on lit dans les écrits de Flavius Josèphe que dans les Actes des Apôtres.

De semblables rédactions expliqueraient tout, et notamment le fait que, avant l’interpolation chrétienne, le texte original ne permette qu’à grand-peine d’y reconnaître Jésus ; mais il y faisait bien référence d’une façon finalement compréhensible, notamment à la lumière des notes précédentes (voir l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », librement téléchargeable en cliquant sur ce lien) concernant les appellations de Jésus dans le Talmud. Cela expliquerait aussi les passages sur cet « égyptien » qui n’a pas de nom, puisque se faisant passer pour Jésus lui-même. Il aurait logiquement rassemblé un certain nombre de disciples alors qu’on n’en avait jamais entendu parler auparavant, puisqu’agrégeant autour de lui des hommes et des femmes qui ont cru en fait au retour du Christ. Cela expliquerait également le réemploi de cette appellation anonyme d’ « égyptien » dans les Actes des Apôtres : des références au texte de Flavius Josèphe, au moins autant qu’aux événements qui y sont relatés, et peut-être apparues lorsque les écrits de l’historien juif ont été remaniés. On pourrait y voir aussi l’origine des allusions aux incarnations d’Elie, si souvent répétées dans les évangiles : il est probable qu’il s’agissait d’un argument en vogue à l’époque, employé par ce personnage ou sinon par d’autres comme lui. On pourrait même y voir enfin l’inspiration des évocations, dans un seul évangile, celui de Matthieu, et dans des textes apocryphes et autres traditions, de l’enfance de Jésus en Égypte : elles s’appuyaient bien sûr sur une interprétation de l’Ancien Testament reprise dans cet évangile, mais peut-être étaient-ce aussi des arguments employés par ces imitateurs de Jésus, et donc des idées encore dans l’air à cause d’eux, lorsque Flavius Josèphe a commencé à écrire ses ouvrages. » (extrait de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »)

 

 

Image extraite de « l’évangile selon le monde »

 

Ce faisant, on propose ici des éléments jamais vus sur la famille et sur la personne même de Jésus, mais extrêmement intéressants : « Au fil des notes précédentes, on a pu comprendre que la curieuse appellation de « bar Sabas » pour Jésus et ses frères dans les évangiles, indiquant que leur père serait un « ancien » que l’on pense même avoir reconnu, comme le terme de « presbytre » attaché à saint Jean, renvoient peut-être à la manière de désigner des membres du Sanhédrin (voir notamment les notes 15 et 22 de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques ») ; et que la dénomination de « bar Panthera » dans le Talmud, au sujet de Jésus, renvoie peut-être à « bar Cantheras » et donc à la dynastie des Boethos à laquelle le surnom de Cantheras est associé. Or cette famille a joué un rôle politique et religieux de premier plan ; elle est peut-être associée aux esséniens comme on l’a dit également, elle a été écartée des plus hautes fonctions au Temple entre 3 ou 4 av JC (exactement au moment où l’on situe la fuite en Égypte de la famille de Jésus et la naissance de celui-ci) et les années qui auraient suivi la crucifixion du Christ (revenant à la tête du Temple pendant une courte période, juste après l’éviction simultanée du grand prêtre Caïphe et de Ponce Pilate, ce qui signifie certainement bien quelque chose») (sur ces familles et cet intervalle de temps, voir également la note 22 de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques ») après avoir montré sa sympathie avec les opposants au pouvoir romain (pour ce même motif qui vaudra à Jésus sa condamnation) et surtout cette famille porte le nom de « Boethos » qui signifie, en grec, « celui qui aide, qui apporte du secours »… tandis que « Jésus » vient de l’hébreu « Yeshua » signifiant « le sauveur ». En rétrovertissant le nom « Boethos » en « Yeshua » dans l’œuvre de Flavius Josèphe, on voit alors ce nom apparaître comme une sorte de titre familial à la manière du « cognomen » romain… mais surtout de façon extrêmement évocatrice ici, car sans doute toujours en relation avec l’authentique famille de Jésus, et constamment en lien avec les événements qui ont rythmé l’histoire de la Judée et du Temple. Si l’on accepte ces idées, qui n’avaient pas encore été formulées jusqu’ici, beaucoup de choses s’éclairent alors. » (extrait de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »)

 

 

ENCORE DAVANTAGE SUR JÉSUS, SA FAMILLE,

ET SON ANCRAGE DANS LA RÉALITÉ HISTORIQUE :

JEAN-BAPTISTE, MARIE ET JOSEPH D’ARIMATHIE

 

Poursuivant dans le sens déjà donné, l’on pourrait même aller plus loin pour identifier la famille de Jésus du côté de sa mère, mais aussi du côté de son père :

« Un autre élément pourrait venir jouer ici. En effet, la tradition fait de Jésus, par Marie, un cousin de Jean-Baptiste, lui-même fils de Zacharie, qui appartiendrait à une famille sacerdotale. Ce même Jean-Baptiste est mentionné par Flavius Josèphe, dans des passages qui ne sont pas habituellement suspectés d’avoir été interpolés par des chrétiens trop zélés : c’est un personnage assez important pour que l’historien en parle, et qu’Hérode Antipas le fasse exécuter. Jean-Baptiste, et sa famille, jouissaient donc d’une forte autorité morale, mais jouaient peut-être aussi un rôle politique, ce qui semble avoir été le cas en effet : sa mort est liée à des troubles et des révoltes, comme Jésus très peu de temps après, et à l’intervention insistante de la princesse Hérodiade, qui avait précédemment quitté son premier mari, qui était aussi son demi-oncle, le dénommé Hérode Philippe, appelé ainsi dans les évangiles mais que les historiens appellent plutôt Hérode… Boethos. Ce Hérode Boethos était initialement placé sur le testament d’Hérode le Grand avant d’être déshérité à cause d’intrigues de palais mais, comme on l’a dit aussi, à la suite d’agitations populaires. Une fois encore. C’étaient alors les troubles liés au recensement romain, durant lesquels la famille Boethos a pris le parti des révoltés juifs, préfigurant donc quelques années plus tôt les événements liés à Jésus. Hérode Boethos appartenait à cette même famille Boethos très importante dont nous parlions plus haut (voir l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »), qui a donné au Temple plusieurs grands-prêtres mais qui était donc également liée à la dynastie des hérodiens, et impliquée dans l’opposition aux trop fidèles alliés des Romains. On constate qu’alors un membre de la famille Boethos a été dépossédé du pouvoir, et ont éclaté de nouveaux troubles menant à l’exécution de Jean-Baptiste par ceux qui avaient écarté les Boethos peu de temps auparavant. De surcroît Jean-Baptiste est lui-même souvent rapproché du courant essénien, que des chercheurs relient à cette même famille Boethos (…), qui est également opposé à la domination des Romains, et animé d’une vision messianique. Tout concorde. De nombreux éléments laissent donc à penser que c’est par sa mère, Marie, que Jésus est lié aux Boethos. Avec ce surnom familial évoquant des « sauveurs », on comprendrait d’autant plus que Jean-Baptiste y soit lié, qu’il ait été condamné pour les troubles dont on l’a accusé, et qu’il ait été reconnu par certains comme le messie.

Qu’en est-il alors du côté de Joseph, le père de Jésus ? On a vu plus haut que le terme de « charpentier » pourrait n’être que le résultat de ces jeux de mots si fréquents dans le monde juif (voir l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »), et qui ramènerait encore à la famille Boethos et donc encore à la mère de Jésus. Qui était donc Joseph ? Tout s’éclaire si l’on émet cette hypothèse audacieuse selon laquelle le père de Jésus, ou son père adoptif, serait… Joseph d’Arimathie. Les évangiles ne prétendent pas cela, certes… Mais ils n’affirment pas le contraire non plus : simplement ils ne présentent jamais son père et sa mère ensemble pendant le ministère de Jésus, et l’on en a déduit que son père était mort. Or tous les récits concernant la mort du père de Jésus ne font partie que des évangiles apocryphes, récits tardifs destinés à compléter et enjoliver la tradition. La thèse faisant de Joseph d’Arimathie le saint Joseph des évangiles expliquerait bien des choses, en particulier l’intervention de Joseph d’Arimathie lors du décès de Jésus, jouant de sa position pour qu’on lui confie le corps de Jésus (ce serait naturel si Jésus était son fils), et pourquoi il aurait œuvré pour lui offrir une tombe digne et même plus exactement… son propre tombeau, son tombeau familial. Enfin, quand les évangiles décrivent Joseph d’Arimathie, et Marie, ainsi que leurs proches, y déposant le corps de Jésus, ce serait là en fait très simplement et très naturellement la famille de Jésus, avec son père et sa mère, finalement réunis lors des funérailles de leur fils.

 

           

 

De plus Joseph d’Arimathie était un membre du Sanhédrin et plus exactement un notable, donc appartenant au groupe des « Anciens » (voir en particulier la note 15 de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques ») ; sa position éminente a peut-être poussé les auteurs des évangiles à distinguer Joseph, père de Jésus, et Joseph d’Arimathie. Les Textes précisent bien qu’il était membre du « grand conseil » (Mc 15,43 et Lc 23,50) autrement dit du Sanhédrin, mais « en secret par crainte des Juifs » (Jn 19,38). En effet les risques étaient importants ; il suffit de lire Flavius Josèphe pour voir les innombrables intrigues et exécutions perpétrées à cette époque, et qui peuvent aisément expliquer toute prudence, et toute discrétion. Par la suite, la tradition n’aura pu conserver que quelques éléments de cette réalité historique, seulement partiels et troublés : les guerres ont fait leur œuvre, ainsi que les destructions, les persécutions, la diaspora et enfin l’éloignement dans le temps… Mais en revenant à la source on comprend donc encore mieux pourquoi, par jeu de mot, Jésus est le fils « de l’Ancien » (autrement dit d’un membre du Sanhédrin appartenant au groupe dénommé de cette façon), ce qui lui a valu le nom plus ou moins codé de « bar sabas » (« sabas » = « le vieil homme » en araméen), et le fils « du lion » (« aryeh » = « lion » en hébreu, qui sonne comme le début de « Arimathie »), ce qui lui a valu ensuite le surnom de « bar abbas » (« abbas » = « lion » en arabe). De surcroît, d’après la généalogie de Jésus donnée par Luc, Joseph est le petit-fils d’un dénommé Matthat mais l’on trouve aussi, parmi ses ascendants proches, un Mattathie, un Maath, un autre Mattathie… Personne auparavant ne l’a relevé, mais cela ne pourrait-il pas renvoyer à un nom familial, et à un ancêtre prestigieux, qui ferait que cette famille porterait le surnom de « lion de Mattathie » comme l’on pourrait dire « le rejeton glorieux, le fruit prestigieux de Mattathie » ? Et de quel Matthatie pourrait-il s’agir, dont on s’enorgueillirait d’être le descendant ? On pense alors au grand prêtre Mattatiah ben Théophile, successeur… du même Simon Boethos dont nous avons parlé plus haut, impliqué dans une révolte contre les Romains et démis en -5 ou -4, où certains situent la fuite de la famille de Jésus en Égypte. Ou bien alors au grand prêtre Matthatie du IIème siècle avant JC, fondateur de la dynastie des Hasmonéens, grand nom de la révolte contre une domination étrangère déjà (celle des Séleucides, précédant celle des Romains), et dont l’un des fils était le célèbre Judas Maccabée (l’un des grands héros de l’histoire juive) qui était lui aussi associé à la Judée, à la tribu de Lévi, et à l’image du Lion (ces derniers noms sont reliés en hébreu, d’où les expressions de « lion de Judée » ou « lion de Juda »…). Ainsi en est-il peut-être de Joseph « d’Arimathie », mais ce n’est là qu’une supposition. Quoi qu’il en soit sur ce point précis, une ascendance célèbre de cette sorte permettrait de comprendre encore mieux à la fois certains noms de la généalogie de Jésus, ainsi que le surnom de « fils du lion » qui lui a été possiblement donné d’après ce qu’on a noté plus haut.. »  (extrait de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »)

L’écriture des évangiles, des décennies plus tard, et à destination de lecteurs très éloignés de ces préoccupations, a fait perdre ces éléments qu’on retrouve seulement à travers des allusions concernant saint Jean, Jean-Baptiste, l’âge avancé de Joseph (voir le même ouvrage, librement téléchargeable en cliquant sur ce lien). Après Jean-Baptiste, d’autres personnages importants des évangiles semblent bien apparaître dans Flavius Josèphe, mais aussi dans le Talmud, qui n’y était pourtant pas favorable.

 

 

 

LA RÉÉCRITURE CHRÉTIENNE ET LA NOUVELLE RELIGION :

SAINT PAUL, SAINT JEAN, ET LES AUTRES MYSTIQUES :

 

On vient de voir quelques réalités historiques qui se précisent de plus en plus au fil de l’étude des textes, et qui transparaissent dans les évangiles pourvu qu’on y prête attention. Une réécriture encore plus tardive, comme le remaniement chrétien des passages des œuvres de Flavius Josèphe, semble malgré tout assez évidente. Cependant l’idée d’une création totale s’éloigne notablement, en particulier à la lumière des arguments ci-dessus. De même la thèse d’un saint Paul inventant totalement le christianisme, qui a agité les esprits et qu’on retrouve sur certains sites internet, mais qui passe de mode elle aussi peu à peu : voir cette autre page qui y est consacrée.

 

   

 

Celle-ci a beaucoup à voir avec la proximité entre la religion née avec Jésus, et des idées déjà présentes, au-delà de l’Ancien et du Nouveau Testament, dans d’autres religions. On la remarque à travers les symboles universels qu’on retrouve dans le christianisme, qui sont avérés et n’en sont pas moins troublants : voir cette autre page qui y est consacrée.

Quant à la réécriture chrétienne de certains textes, elle peut se comprendre pour bien d’autres raisons que les thèses conspirationnistes : cela est également exposé dans « l’évangile selon les prophètes et les mystiques », qui met notamment en avant le rôle, avant même saint Paul, du personnage complexe qu’on appelle saint Jean. Des liens très directs semblent d’ailleurs les unir, ainsi qu’à Marie-Madeleine et à Lazare : des liens qui n’avaient pas été compris jusqu’ici. Et il semble que la clandestinité, dans laquelle s’est développé le christianisme des débuts, permet d’expliquer non seulement de nombreux passages des évangiles concernant ces deux personnages, mais aussi des lieux tels que le chemin de Damas ou la maison de Béthanie et, comme on l’a dit plus haut, rapprocher curieusement le personnage de saint Jean, et Jésus lui-même, de la dynastie sacerdotale du Temple : des idées très convaincantes qui sont détaillées dans l’ouvrage déjà cité.

Une lecture avec un regard clair permet de mieux comprendre aussi en quoi le message de Jésus s’en détachait, bien loin des intrigues politiques et familiales, et des combats des zélotes : « Mais Jésus dit aussi, en demandant à Pierre de ranger son glaive, que « tous ceux qui prendront l'épée périront par l'épée » (Mt 26,52) : une condamnation du zélotisme, tellement claire qu’on imagine mal qu’un évangéliste, qui a pourtant laissé des références au zélotisme des disciples de Jésus dans son récit, ait placé ces mots artificiellement dans la bouche du Christ s’ils n’exprimaient pas son authentique idée sur cette question. Et l’on pense évidemment aussi à la phrase célèbre : « mon royaume n’est pas de ce monde » (Jn 18,36), qui montre combien le message de Jésus n’était pas lié aux intrigues et aux débats qui agitaient le Temple, loin de là ; et qu’il se plaçait bien au-dessus de tout cela. » (extrait de l’introduction à « l’évangile selon les prophètes et les mystiques »)

 

En comprenant les tenants et les aboutissants de ces événements du Ier siècle, ce sont alors de nombreux éléments qui s’expliquent et qui sont mis en perspective à la suite de l’Ancien Testament, répondant en particulier au personnage et au message de Moïse, sur lequel beaucoup de choses sont à dire et qu’il serait trop long de reprendre ici. C’est aussi le message des prophètes et des mystiques qui peut être reçu avec bien davantage de clarté :

 

Pour le lire gratuitement cliquer ici.

 

 

 

 

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